mercredi 5 octobre 2011

le jour


Le jour où tout a commencé

Un jour, je suis rentrée avec environ 24heures de retard, j’avais passé la nuit avec des amies, nous avions trop bu pour rentrer, et je m’étais endormie sans prévenir que je ne rentrerai pas. En arrivant, j’ai vu aux regards de mes parents que j’avais fait une erreur, mais je ne m’étais pas encore remis de l’abus de la veille.
-          Peut-on avoir une explication ?
-          Je suis désolée, j’avais trop bu, je me suis endormie, je n’ai pas pensé à vous téléphoner.
-          Non, viens ici !
-          J’aimerai me reposer, je vais voir quelqu’un ce soir et je suis fatiguée.
-          Oh, non, tu ne ressors pas ce soir !
-          Papa !
-          Ça ne se discute pas !
-          Papa !
-          Mon petit cœur, je pense que tu devrais monter, on en reparle plus tard.
Maman savait que c’était inutile de parler avec mon père dans ces moments là. Mais malgré son interdiction, je suis quand même ressortie le soir. Mais une heure plus tard, je suis rentrée en colère à la maison. Mon père qui ignorait que j’étais sortie a été surpris de me voir entrer.
-          Tu étais où ?
-          Toi fous moi la paix.
-          Doucement !
Maman m’avait vu arriver par la fenêtre du salon nous a rejoins dans le couloir. J’étais au milieu de l’escalier, mon père en bas à la porte de la cuisine et ma mère en bas de l’autre côté de l’escalier. Elle savait très bien que j’étais en colère et que mon père aussi.
-          Tu étais où ?
-          Fous-moi la paix !
-          Non, tu ne devais pas quitter la maison alors je veux savoir où tu étais !
Ma mère a retenue mon père pour qu’il ne monte pas l’escalier, ma colère a éclaté.
-          Je devais passer la soirée avec ma petite amie, mais elle vient de me laisser pour une autre femme. Voilà tu es content !
Ma mère n’a pas pu retenir mon père plus longtemps, il est monté en retirant sa ceinture. Personne ne l’avait jamais vu dans une colère comme celle là !
Il est entré dans ma chambre en disant que sa fille ne pouvait pas être homosexuelle, il m’a poussé sur le lit et il a eu le temps de me frapper à plusieurs reprises avant que ma mère ne parvienne à l’arrêter. Je me suis relevé, avec encore plus de colère en moi. Ma mère a fait sortir mon père de la chambre.
-          Que fais-tu ?
-          Je m’en vais !
-          Mon petit cœur, tu vas où ?
-          Je n’en sais rien.
-          Il ne le fera plus, j’en suis sure !
-          Non, maman, je pars comme ça, ça n’arrivera plus. Je t’aime maman !
-         
Je suis sortie de la maison, j’avais mal, mais j’avais trop d’orgueil pour le faire savoir.
J’ai pris le bus, et je suis allée chez Fannie, parce que c’était là que j’allais à chaque fois que j’avais besoin de parler à quelqu’un.
-          Bonjour mon petit cœur !
-          Bon…jour
-          Qu’est ce qui se passe ?
Elle a voulu me prendre dans ses bras, mais j’avais encore mal à cause des coups de ceinture. J’avais même une marque sur la joue.
-          Qu’est-ce que c’est ?
-          PAPA…
-          Chut, calmes toi !
-          Il est devenu fou quand je lui ai dit que j’avais une copine, mais qu’elle venait de me quitter. Il a défait sa ceinture et il m’a frappé plusieurs fois avec avant que maman réussissent à le faire sortir de ma chambre.
-          As-tu encore mal ?
-          Oui !
-          Vas dans la chambre de Mélanie en haut, je vais voir ce que je peux faire, j’arrive je vais t’aider avec la douleur.
-          Ce n’est pas ce qui fait la plus mal.
-          Je sais Petit Cœur.
Je suis montée, j’étais épuisée à force de pleurer, je me suis couchée à plat ventre sur le lit. Fannie avait téléphoné à ma maman, pendant qu’elle cherchait de la crème dans sa salle de bain. Elle voulait rassurée ma mère en lui disant que j’étais chez elle, puis maman lui a dit qu’elle n’avait jamais vu mon père en colère comme cela, et qu’elle commençait à se poser des questions sur leur mariage. Fannie lui a proposé de venir chez elle, le temps d’y penser, mais maman n’a pas accepté tout de suite. Quand Fannie est arrivée dans la chambre, je pleurais encore.
-          Pourquoi tu pleures ? Tu as mal ou tu es triste ?
-          Je suis en colère Fannie, et j’ai mal, j’ai le dos qui me brûle.
Elle a soulevé mon haut, et elle a vu trois grandes lignes en diagonale sur mon dos.
-          En effet, je comprends que vous ne l’ayez jamais vu en colère comme ça.
Elle a repris son téléphone, elle a rappelé ma mère, et elle a passé de la crème sur les marques.
-          Tu viens à la maison au plus vite, s’il te plaît !
-          Oui, je vais…
-          Non, maintenant !
Fannie avait raccroché, je m’étais endormie. Quand je me suis réveillée, j’ai entendu maman et Fannie monter, mais je suis restée couchée sur le lit.
-          Maman, je suis désolée !
-          Non, ne sois pas désolée, ce n’est pas de ta faute, c’est lui qui t’as fait du mal. Je ne veux pas que tu pense que c’est de ta faute.
-          Maman, j’aimais vraiment Mady, mais je n’aurais pas du vous dire cela comme cela.
-          Mon ange, je le savais depuis longtemps, mais ça a été un choc pour ton père parce qu’il ne veut pas l’admettre. Et il pense que c’est à cause de moi aussi, alors il ne disait rien, en espérant que ça changerait.
-          Pourquoi ?
-          Tu comprendras plus tard ! as-tu faim ?
-          Non !
-          Menteuse, tu n’a rien mangé depuis hier au moins !
-          Comment tu sais ?
-          Je suis ta mère, non ?
-          Oui !
-          Fannie a préparé quelque chose pour nous.
-          Merci Fannie !
-          De rien Petit cœur !
Je n’ai jamais vraiment pourquoi, Fannie et Adeline m’appelait Petit cœur, mais j’aimais bien quand elle m’appelé comme ça.
Pendant tout l’été qui a suivi, ma mère cherchait un appartement, et elle voulait absolument que je finisse mes études pour pouvoir travailler dans quelque chose que j’aime avec un diplôme, mais je n’avais pas très envie, alors, on a fait un pacte toutes les deux. Je devais finir mes cours généraux avant un an et ensuite décidé ce que je voulais étudier. En attendant, nous vivions chez Fannie. Maman travaillais à domicile depuis que nous avions déménagé la première fois, donc cela ne changé pas grand-chose pour elle, sauf que mon père n’était pas là le soir.
Le jour où je devais commencer mes cours, j’ai tenté une dernière fois ma chance, mais je suis loin d’avoir gagné mon point de vue.
-          Debout mon Petit cœur !
-          Non !
Maman a enlevé la couverture, j’ai essayé de la reprendre, mais elle l’avait mise trop loin !
-          Lèves toi ! Tu sais ce qu’on a convenue et tu étais d’accord. En plus tu n’as qu’un cours aujourd’hui, alors dépêche toi !
-          Maman, je n’ai pas envie.
-          Je sais, mais c’est ce que nous avons convenue.
-          Ce n’est pas juste ! Je ne veux pas me lever !
J’ai caché ma tête sous l’oreiller sans me rendre compte que j’offrais mes fesses à la main de ma mère. Et j’ai crié sous l’oreiller !
-          C’est toujours pour toi que c’est bon !
-          Debout demoiselle, si tu ne veux pas que je me fâche !
-          Alors FÂCHE TOI !
C’était la phrase de trop ! Ma mère a claqué avec fermeté sur mes fesses, et sans aucune pause, elle m’a enlevé mon pantalon de pyjama, puis elle m’a déculotté. Je l’avais provoqué et elle me fessait à la hauteur de mon arrogance.
-          Pardon maman, je vais me lever !
-          Clac, clac, clac, clac ! Je pensais qu’elle n’allait pas s’arrêter !
-          Maman !
Je venais de la ramener à la réalité, et surtout, elle savait que j’avais compris !
-          Habilles-toi, et descends déjeuner tu vas être en retard sinon.
Avant de m’habiller, j’ai regardé mes fesses dans le miroir, elles étaient rouges, et surtout elles étaient chaudes. Je suis descendue dans la cuisine, Fannie était encore là, elle n’était pas encore partie travailler. Je savais qu’elle avait tout entendu, et cela me gênait beaucoup.
-          Je te dépose !
-          Non, merci !
-          Allez, ne soit pas bête, tu vas être en retard sinon ! Puis, ce n’est ni la première fois ni la dernière fois que j’entends cela.
-         
-          Ne pleure pas ! Viens ! Mais ta mère a eu raison !
-          Je sais !
Elle m’a serré dans ses bras, puis nous sommes partie.


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